Et oui, un article sur un sujet pas très récent...
Mais maintenant que je suis réconciliée avec moi même et ma capacité à mettre un enfant au monde, je crois qu'il était temps que je raconte aussi mon 1e accouchement. C'était il y a bientôt 4 ans.
Bon évidemment comme ce n'est plus tout frais dans ma tête, le timing sera sûrement approximatif.
Avant de commencer, il faut préciser que le lundi 24 mars, au soir, on avait emmené la voiture chez le concessionnaire pour la révision. On devait la récupérer le 25 dans la soirée. Mais dans la journée, le garage m'a appelé pour me dire qu'il changeait qqch (je ne sais plus quoi) et que donc on pourrait la récuperer le 26 dans la matinée. Pas de problème : j'étais censée accoucher le 30.
Mardi 25 dans la journée, j'avais pas mal bougé : j'étais allée à la Poste à pied, j'avais été étendre du linge dehors (je précise que pour aller dans le jardin, c'était plus court d'escalader et de sauter par la fenêtre du salon... au RDC je vous rassure
).
Au moment d'aller se coucher, (il était 1h du mat) je commence à ressentir une légère gène au niveau de l'estomac. Ludo s'endort quasiment aussitot mais moi j'ai du mal à fermer l'oeil. Quand vers 2h du matin je commence à avoir vraiment mal, à avoir (ce que je crois être) des crampes d'estomac, je me dit que j'ai du manger un truc pas frais.
Je me tourne et me retourne dans le lit pour essayer de trouver une position où j'ai moins mal mais sans succès. De temps en temps, la douleur se calme et j'essaie de m'endormir mais ça ne dure que quelques minutes. Je ne fais pas tout de suite le rapprochement parce que les douleurs ne sont pas situées au niveau de l'utérus mais au niveau de l'estomac.
Vers 3h30 du mat, je commence à me dire que c'est bizarre que la douleur arrive par vague. Je décide donc de surveiller l'espace entre ses vagues en regardant mon radio réveil à chaque fois. Verdict : toutes les 8 minutes.
Vers 4h, je me décide donc à réveiller Ludo. Là il me répond : "Je dors" et se rendort aussitôt.
Je le secoue une 2e fois en lui disant "Nan, nan mais là il faut y aller... Ca fait déjà 2h que j'ai des contractions"
Il me répond "Hein ? Mais on n'a pas la voiture !! "
Comme on avait prévu le coup au cas où avec ma mère, on avait convenu que je les appelle pour qu'ils nous emmenent à la mater.
J'appelle donc mon père qui me dit qu'il arrive.
Je vérifie donc mon sac et prend une douche vite fait. Vers 4h30 nous voilà partis.
Arrivée à la mater vers 5h.
La SF m'examine et hésite à nous renvoyer chez nous. Quand on lui explique que nous n'avons pas la voiture, elle décide de nous garder et de nous monter en chambre en attendant que le travail avance. On dit à mon père qu'il peut rentrer (il bosse à 8h).
Je dis assez rapidement que je souhaite accoucher sans péridurale.
Nous arrivons dans la chambre vers 6 ou 7h et nous en profitons pour remplir tous les papiers. Les contractions sont toujours supportables : j'alterne entre des moments de marche, des moments assise sur le lit et des moments d'etirement comme on nous a appris à la prépa.
Vers 9h, après examen, on nous redescend en salle de travail et on me propose le fauteuil roulant. Hors de questions je descend par les escaliers à pied.
C'est là que ça se complique : on m'installe sur la table d'accouchement avec perf de glucose et monito.
Cette immobilisation m'aura été fatale je crois : comme je ne peux plus gérer les contractions comme je le souhaite elles deviennent plus douloureuses mais surtout elles se localisent toutes dans le dos. Et avec la sciatique que je me trainais depuis 3 mois, je vous prie de croire que c'était douloureux...
Bref Ludo essaie de me détendre et de me soulager comme il peut mais j'ai vraiment trop mal : je m'accroche de toutes mes forces au dossier du lit à chaque contraction.
Je me souviens alors de ce qu'on nous avait dit à la prépa : passer un certain moment il est trop tard pour réclamer la péridurale. A son passage suivant, je demande donc à la Sage Femme combien de temps il me reste pour la réclamer, au cas où... Elle me répond que si je la veux il ne me reste plus bcp de temps parce qu'après il sera trop tard. (Dommage que je ne me souvienne pas de ma dilatation précise à ce moment là, je crois que c'était 7 mais je n'en suis plus sûre)
Je lui demande donc de faire venir l'anesthésiste. Il arrive vers 10h45 il me semble. Une vraie torture c'te piqure ! Il vous pique dans la colonne pendant une contraction donc il s'y reprend à 2 fois parce que Ô vilaine vous avez bougé !
(Au cas où il ne le saurait pas, ça fait pas du bien une contraction donc en général, OUI on bouge !!!
) Et tout ça vous fait vomir toujours pendant la contraction... Super !
Je suis déçue dès ce moment là d'avoir finalement eu recourt à la péri mais d'un autre coté, je suis enfin soulagée de mes douleurs dans le dos. On arrive à se reposer une petite demi heure avec Ludo (je crois même qu'à un moment il s'était endormi...).
La péri a accéleré la dilatation, et en à peine 20 minutes, vers 11h15 (ou 11h30, je ne sais plus bien) je suis à dilatation complète. Le problème, c'est que je ne sens plus rien du tout. Je l'avais pourtant demandée très faiblement dosée cette péridurale !!! Enfin je me dit qu'elle sera là avant midi...
On me met les pieds dans les étriers et on commence à me faire pousser.
On me dit que je pousse correctement mais moi je ne sens rien et je n'ai pas l'impression de pousser comme il faut puisque je ne sens pas ce que je fais.
Mais elle ne descend pas comme il faut, enfin si, elle descend bien mais elle remonte aussitôt, elle fait le yoyo. A un seul moment je la sens s'engager dans mon bassin mais encore une fois elle remonte à la fin de la poussée. C'est à partir de se moment je crois que nous nous sommes rendu compte que son rythme cardiaque chutait.
La Sage Femme decide pour l'aider à descendre et à sortir plus vite de me faire ce qu'ils appelent l'expression abdominale. En clair : ils appuient sur le ventre et poussent fortement sur l'utérus et le bébé pour le faire descendre et l'empecher de remonter. La SF de la prépa avait appris aux Papas comment le faire mais là on ne nous a pas laissé le choix, c'est une SF qui l'a fait.
Enfin, de toute façon, j'ai trouvé ça complètement contre-productif
(il me semble qu'elle ne l'a pas fait correctement, mais je ne suis pas SF) : elle poussait sur mes côtes et du coup me coupait toute ma respiration pour pousser correctement. Entre temps, un gynéco était passé pour surveiller l'évolution. Il a essayé à son tour de me faire pousser mais sans résultat : elle était toujours trop haute. Trop haute même pour utiliser les forceps sans risque. Il a donc fait préparer le bloc, au cas où.
Vers midi moins le quart je commence à comprendre qu'il vont sûrement me faire une césarienne : elle est en souffrance foetale (le rythme cardiaque est toujours très bas), elle ne descend toujours pas et il faut donc la sortir au plus vite. Sur le coup je me dit que c'est ce qu'il faut, que je ne veux pas la perdre.
Ludo lui n'a pas compris ce qui se passait donc lorsqu'ils m'emmènent finalement au bloc à midi, lui ne comprend pas et reste tout seul dans la salle à attendre. Seule une élève Sage Femme est venu lui expliquer (où j'étais) et l'emmener en salle des soins du bébé.
Pendant ce temps, tout le monde s'affaire autour de moi dans le bloc. On me sangle les bras écartés sur la table, on m'enlève mes lunettes, on me ré-injecte une dose de péri, on me rase, on nettoie la zone à inciser à la bétadine, on me fait respirer de l'oxygène, on me parle, on m'explique (mais je ne sais plus exactement dans quel ordre tout ça s'est déroulé).
Puis ils commencent à inciser. Je sens tout ce qu'ils font mais sans ressentir les douleurs. Au moment où ils la sortent de mon ventre, je sens mon abdomen s'affesser, c'est une drôle d'impression. Colleen pousse son premier cri immédiatement, il est 12h35.
On me la montre rapidement à 1 metre ou 2 de distance ; mais sans mes lunettes je ne distingue pas grand chose, elle est très floue. Je me souviens juste de sa couleur, elle était pourpre ou violet foncé (enfin foncée : pas rose pâle comme dans les films).
Je n'ai pas pu la toucher
: comme il fait froid au bloc, ils l'emmène très rapidement dans la salle d'à coté où se trouve Ludo. Il lui font ses premiers soins auxquels je n'assiste donc pas et la mettent au chaud dans une couveuse.
C'est une petite crevette de 2kg650 pour 47 cm.
Pendant ce temps, au bloc on me délivre du placenta. Puis on me ré-injecte un produit (je ne sais plus pourquoi faire) mais c'est un produit qui fait vomir. Pas l'idéal quand on est en train de vous recoudre le ventre... Je me tourne légèrement sur le côté pour ne pas me vomir dessus et me fais à moitié enguirlander parce que j'ai contracté mon abdomen. Désolé, et je voudrais bien rencontré une seule personne capable de vomir sans le contracter...
Je ressens un froid intense et commence à trembler de partout (de froid ? de faim ? ), voire même à claquer des dents et je ne vais m'arreter de trembler que 3h plus tard.
Vers 13h je ressors du bloc et retrouve dans le couloirs Ludo et Colleen dans sa couveuse. On m'ouvre une petite fenetre pour que je puisse enfin la toucher

. Ludo est tout content. 
Je reste avec eux 5 petites minutes puis on m'emmene en salle de réveil à l'autre bout de l'hopital
.
C'est comme ça
, mais c'est tellement dur de se retrouver là bas avec des vieux ou des accidentés qui sortent eux aussi du bloc alors que l'on vient nous de donner la vie. C'est complètement surréaliste. 
Je continue de claquer des dents, j'ai faim et surtout je n'ai qu'une hâte : remonter dans ma chambre. Cette heure et demi sans eux, et surtout sans elle qui avait fait partie de moi pendant 9 mois, a été interminable.
Pendant ce temps, là haut, Ludo en a profité pour dormir un peu et la bercer quand elle commençait à s'agiter.
Je suis finalement remonter à 14h30.
On me l'a mise au sein assez rapidement (vers 15h je crois) et vers 16h on m'a enfin apporter à manger. Enfin... à manger, c'est vite dit : un bol de thé avec des biscottes !
Une sage femme est ensuite venue vers 18 ou 19h pour la sortir définitivement de sa couveuse et l'habiller.

Voilà, la suite vous la connaissez si vous avez lu mon article "De la césarienne..."
Avec le recul, je me suis toujours dit ensuite que si je n'avais pas demandé cette satanée péridurale
et si la sage femme ne m'avait pas clouée au lit alors que ça n'était pas nécessaire
, j'aurai surement accoucher "normalement" par voie basse
. J'aurai surement mieux gérer les contractions, mieux pousser (ou + efficacement) et surtout on ne m'aurait pas couper la respiration en me broyant les côtes. (Peut etre y aurait-il eu chute du rythme cardiaque foetale de toute façon, mais ce n'est meme pas sur...
)
Ca m'a d'autant + motivée à ne pas la réclamer la 2e fois. Et tout s'est d'ailleurs passé à merveille...
D'ailleurs, je ne remercierai jamais assez cette 2e Sage Femme pour ne pas m'avoir clouée au lit d'une part, pour avoir écouté mes attentes d'autres part et enfin pour m'avoir tout simplement permis de mettre au monde mon bébé.
Mais maintenant que je suis réconciliée avec moi même et ma capacité à mettre un enfant au monde, je crois qu'il était temps que je raconte aussi mon 1e accouchement. C'était il y a bientôt 4 ans.
Bon évidemment comme ce n'est plus tout frais dans ma tête, le timing sera sûrement approximatif.
Avant de commencer, il faut préciser que le lundi 24 mars, au soir, on avait emmené la voiture chez le concessionnaire pour la révision. On devait la récupérer le 25 dans la soirée. Mais dans la journée, le garage m'a appelé pour me dire qu'il changeait qqch (je ne sais plus quoi) et que donc on pourrait la récuperer le 26 dans la matinée. Pas de problème : j'étais censée accoucher le 30.
Mardi 25 dans la journée, j'avais pas mal bougé : j'étais allée à la Poste à pied, j'avais été étendre du linge dehors (je précise que pour aller dans le jardin, c'était plus court d'escalader et de sauter par la fenêtre du salon... au RDC je vous rassure
Au moment d'aller se coucher, (il était 1h du mat) je commence à ressentir une légère gène au niveau de l'estomac. Ludo s'endort quasiment aussitot mais moi j'ai du mal à fermer l'oeil. Quand vers 2h du matin je commence à avoir vraiment mal, à avoir (ce que je crois être) des crampes d'estomac, je me dit que j'ai du manger un truc pas frais.
Je me tourne et me retourne dans le lit pour essayer de trouver une position où j'ai moins mal mais sans succès. De temps en temps, la douleur se calme et j'essaie de m'endormir mais ça ne dure que quelques minutes. Je ne fais pas tout de suite le rapprochement parce que les douleurs ne sont pas situées au niveau de l'utérus mais au niveau de l'estomac.
Vers 3h30 du mat, je commence à me dire que c'est bizarre que la douleur arrive par vague. Je décide donc de surveiller l'espace entre ses vagues en regardant mon radio réveil à chaque fois. Verdict : toutes les 8 minutes.
Vers 4h, je me décide donc à réveiller Ludo. Là il me répond : "Je dors" et se rendort aussitôt.
Je le secoue une 2e fois en lui disant "Nan, nan mais là il faut y aller... Ca fait déjà 2h que j'ai des contractions"
Il me répond "Hein ? Mais on n'a pas la voiture !! "
Comme on avait prévu le coup au cas où avec ma mère, on avait convenu que je les appelle pour qu'ils nous emmenent à la mater.
J'appelle donc mon père qui me dit qu'il arrive.
Je vérifie donc mon sac et prend une douche vite fait. Vers 4h30 nous voilà partis.
Arrivée à la mater vers 5h.
La SF m'examine et hésite à nous renvoyer chez nous. Quand on lui explique que nous n'avons pas la voiture, elle décide de nous garder et de nous monter en chambre en attendant que le travail avance. On dit à mon père qu'il peut rentrer (il bosse à 8h).
Je dis assez rapidement que je souhaite accoucher sans péridurale.
Nous arrivons dans la chambre vers 6 ou 7h et nous en profitons pour remplir tous les papiers. Les contractions sont toujours supportables : j'alterne entre des moments de marche, des moments assise sur le lit et des moments d'etirement comme on nous a appris à la prépa.
Vers 9h, après examen, on nous redescend en salle de travail et on me propose le fauteuil roulant. Hors de questions je descend par les escaliers à pied.
C'est là que ça se complique : on m'installe sur la table d'accouchement avec perf de glucose et monito.
Cette immobilisation m'aura été fatale je crois : comme je ne peux plus gérer les contractions comme je le souhaite elles deviennent plus douloureuses mais surtout elles se localisent toutes dans le dos. Et avec la sciatique que je me trainais depuis 3 mois, je vous prie de croire que c'était douloureux...
Bref Ludo essaie de me détendre et de me soulager comme il peut mais j'ai vraiment trop mal : je m'accroche de toutes mes forces au dossier du lit à chaque contraction.
Je me souviens alors de ce qu'on nous avait dit à la prépa : passer un certain moment il est trop tard pour réclamer la péridurale. A son passage suivant, je demande donc à la Sage Femme combien de temps il me reste pour la réclamer, au cas où... Elle me répond que si je la veux il ne me reste plus bcp de temps parce qu'après il sera trop tard. (Dommage que je ne me souvienne pas de ma dilatation précise à ce moment là, je crois que c'était 7 mais je n'en suis plus sûre)
Je lui demande donc de faire venir l'anesthésiste. Il arrive vers 10h45 il me semble. Une vraie torture c'te piqure ! Il vous pique dans la colonne pendant une contraction donc il s'y reprend à 2 fois parce que Ô vilaine vous avez bougé !
Je suis déçue dès ce moment là d'avoir finalement eu recourt à la péri mais d'un autre coté, je suis enfin soulagée de mes douleurs dans le dos. On arrive à se reposer une petite demi heure avec Ludo (je crois même qu'à un moment il s'était endormi...).
La péri a accéleré la dilatation, et en à peine 20 minutes, vers 11h15 (ou 11h30, je ne sais plus bien) je suis à dilatation complète. Le problème, c'est que je ne sens plus rien du tout. Je l'avais pourtant demandée très faiblement dosée cette péridurale !!! Enfin je me dit qu'elle sera là avant midi...
On me met les pieds dans les étriers et on commence à me faire pousser.
On me dit que je pousse correctement mais moi je ne sens rien et je n'ai pas l'impression de pousser comme il faut puisque je ne sens pas ce que je fais.
Mais elle ne descend pas comme il faut, enfin si, elle descend bien mais elle remonte aussitôt, elle fait le yoyo. A un seul moment je la sens s'engager dans mon bassin mais encore une fois elle remonte à la fin de la poussée. C'est à partir de se moment je crois que nous nous sommes rendu compte que son rythme cardiaque chutait.
La Sage Femme decide pour l'aider à descendre et à sortir plus vite de me faire ce qu'ils appelent l'expression abdominale. En clair : ils appuient sur le ventre et poussent fortement sur l'utérus et le bébé pour le faire descendre et l'empecher de remonter. La SF de la prépa avait appris aux Papas comment le faire mais là on ne nous a pas laissé le choix, c'est une SF qui l'a fait.
Enfin, de toute façon, j'ai trouvé ça complètement contre-productif
Vers midi moins le quart je commence à comprendre qu'il vont sûrement me faire une césarienne : elle est en souffrance foetale (le rythme cardiaque est toujours très bas), elle ne descend toujours pas et il faut donc la sortir au plus vite. Sur le coup je me dit que c'est ce qu'il faut, que je ne veux pas la perdre.
Ludo lui n'a pas compris ce qui se passait donc lorsqu'ils m'emmènent finalement au bloc à midi, lui ne comprend pas et reste tout seul dans la salle à attendre. Seule une élève Sage Femme est venu lui expliquer (où j'étais) et l'emmener en salle des soins du bébé.
Pendant ce temps, tout le monde s'affaire autour de moi dans le bloc. On me sangle les bras écartés sur la table, on m'enlève mes lunettes, on me ré-injecte une dose de péri, on me rase, on nettoie la zone à inciser à la bétadine, on me fait respirer de l'oxygène, on me parle, on m'explique (mais je ne sais plus exactement dans quel ordre tout ça s'est déroulé).
Puis ils commencent à inciser. Je sens tout ce qu'ils font mais sans ressentir les douleurs. Au moment où ils la sortent de mon ventre, je sens mon abdomen s'affesser, c'est une drôle d'impression. Colleen pousse son premier cri immédiatement, il est 12h35.
On me la montre rapidement à 1 metre ou 2 de distance ; mais sans mes lunettes je ne distingue pas grand chose, elle est très floue. Je me souviens juste de sa couleur, elle était pourpre ou violet foncé (enfin foncée : pas rose pâle comme dans les films).
Je n'ai pas pu la toucher
C'est une petite crevette de 2kg650 pour 47 cm.
Pendant ce temps, au bloc on me délivre du placenta. Puis on me ré-injecte un produit (je ne sais plus pourquoi faire) mais c'est un produit qui fait vomir. Pas l'idéal quand on est en train de vous recoudre le ventre... Je me tourne légèrement sur le côté pour ne pas me vomir dessus et me fais à moitié enguirlander parce que j'ai contracté mon abdomen. Désolé, et je voudrais bien rencontré une seule personne capable de vomir sans le contracter...
Je ressens un froid intense et commence à trembler de partout (de froid ? de faim ? ), voire même à claquer des dents et je ne vais m'arreter de trembler que 3h plus tard.
Vers 13h je ressors du bloc et retrouve dans le couloirs Ludo et Colleen dans sa couveuse. On m'ouvre une petite fenetre pour que je puisse enfin la toucher
Je reste avec eux 5 petites minutes puis on m'emmene en salle de réveil à l'autre bout de l'hopital
C'est comme ça
Je continue de claquer des dents, j'ai faim et surtout je n'ai qu'une hâte : remonter dans ma chambre. Cette heure et demi sans eux, et surtout sans elle qui avait fait partie de moi pendant 9 mois, a été interminable.
Pendant ce temps, là haut, Ludo en a profité pour dormir un peu et la bercer quand elle commençait à s'agiter.
Je suis finalement remonter à 14h30.
On me l'a mise au sein assez rapidement (vers 15h je crois) et vers 16h on m'a enfin apporter à manger. Enfin... à manger, c'est vite dit : un bol de thé avec des biscottes !
Une sage femme est ensuite venue vers 18 ou 19h pour la sortir définitivement de sa couveuse et l'habiller.

Voilà, la suite vous la connaissez si vous avez lu mon article "De la césarienne..."
Avec le recul, je me suis toujours dit ensuite que si je n'avais pas demandé cette satanée péridurale
Ca m'a d'autant + motivée à ne pas la réclamer la 2e fois. Et tout s'est d'ailleurs passé à merveille...
D'ailleurs, je ne remercierai jamais assez cette 2e Sage Femme pour ne pas m'avoir clouée au lit d'une part, pour avoir écouté mes attentes d'autres part et enfin pour m'avoir tout simplement permis de mettre au monde mon bébé.
par Kalanice
publié dans :
Grossesse et BEBE
Birthday Titou !!!
par Kalanice
publié dans :
Divers




